L’accident mortel du cycliste ouvre droit à l’indemnisation des ayants droit sous certaines conditions. En effet, il faut que l’accident de la route implique un tiers qui a commis une faute. Ou un tiers conducteur d’un véhicule terrestre à moteur.
Ainsi, les proches du défunt pourront solliciter réparation de leurs différents préjudices auprès de l’assureur du tiers.
L’indemnisation en cas d’accident mortel du cycliste
Le cycliste : un usager vulnérable de la route au sens de la loi Badinter
Les cyclistes appartiennent à la catégorie des usagers vulnérables de la route en raison de leur exposition aux risques. En cas d’accident impliquant un véhicule terrestre à moteur (VTM), la législation protège ces usagers. En effet, la loi Badinter donne un droit automatique aux victimes vulnérables, piéton, passager, cycliste. Cela veut dire que le droit à indemnisation est la règle, quelque soit la faute commise par la victime (sauf cas exceptionnel).
Adoptée en 1985, la loi Badinter vise à faciliter l’indemnisation des victimes d’accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur. Lorsqu’un cycliste se fait percuter par une voiture, une moto ou un camion, ses ayants droit bénéficient d’une indemnisation automatique, sauf en cas de faute inexcusable du cycliste. Cette protection s’étend à tous les préjudices que cite la Nomenclature Dintilhac, préjudices moraux et économiques.
Accident de vélo Sans Tiers : La Garantie Accidents de la Vie
Si l’accident mortel du cyliste survient sans implication d’un tiers (accident de vélo seul, chute en vélo, obstacle imprévu), la loi Badinter ne s’applique pas. Dans ce cas, l’indemnisation dépend des contrats d’assurance personnels du cycliste, notamment la Garantie Accidents de la Vie (GAV). Ce type d’assurance prévoit des indemnisations pour les ayants droit en cas de décès, en fonction des garanties souscrites.
Les préjudices des ayants droit suite à l’accident mortel du cyliste
Les ayants droit du défunt (conjoint, enfants, parents) peuvent prétendre à une réparation couvrant plusieurs postes de préjudice :
- Le Préjudice moral
Le décès d’un proche entraîne une souffrance psychologique pour la famille. Les tribunaux évaluent ce préjudice selon le lien de parenté et la situation de chacun. On le nomme préjudice moral ou préjudice d’affection.
- Le Préjudice économique et la perte de revenus des proches
Le préjudice économique concerne le conjoint ou concubin ou encore les enfants vivant au domicile. Si le défunt en effet contribuait aux revenus du ménage, sa disparition engendre une perte financière pour les proches, victimes indirectes de l’accident. L’indemnisation vise alors à compenser cette perte, notamment par le versement d’une d’un capital.
Le calcul du préjudice économique n’est pas quelque chose de facile. Il est donc préférable pour les proches du défunt de faire appel à un avocat en dommage corporel. Celui-ci pourra prendre en charge le chiffrage du préjudice de l’ensemble des ayants droit.
- Les frais d’obsèques
Les frais d’obsèques et autre frais liés aux funérailles peuvent être pris en charge par l’assureur du responsable de l’accident ou par l’assurance GAV en cas d’accident sans tiers. S’il s’agit dun accident loi Badinter, l’assurance doit rembourser intégralement tuos ces frais, y compris les frais concernant les fleurs, l’hébergement des proches, le monument funéraire etc.
Conclusion sur l’accident mortel du cycliste
L’indemnisation d’un accident mortel de cycliste dépend des circonstances de l’accident. En présence d’un véhicule terrestre à moteur, la loi Badinter garantit une réparation rapide et protectrice. En l’absence de tiers responsable, l’assurance personnelle du défunt peut offrir une compensation, bien que souvent plus limitée.