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Ex : accident de la route, accident trajet travail, erreur médicale…

L’indemnisation des souffrances endurées concerne une personne qui a subi un accident corporel grave. Soit un accident de la route, accident de la vie, accident médical.

A la suite de cet accident, la victime traverse souvent une période de douleur, de stress et d’angoisse. Ces épreuves ne se mesurent pas seulement en jours d’hospitalisation ou en cicatrices visibles. Elles traduisent une souffrance physique et morale que la loi reconnaît et indemnise : les souffrances endurées, aussi appelées pretium doloris.

Comprendre l’indemnisation des souffrances endurées (4/7)

Ce poste de préjudice est défini par la Nomenclature Dintilhac, référentiel utilisé par les juridictions et les experts médicaux pour évaluer les dommages corporels. Les souffrances endurées appartiennent à la catégorie des préjudices extra-patrimoniaux temporaires, c’est-à-dire ceux subis entre la date de l’accident et la consolidation de l’état de santé de la victime.

Cette indemnisation s’applique à tous les types d’accidents :
– accident de la route (piéton, conducteur ou passager),
– accident de la vie quotidienne (chute, sport, agression, etc.),
– accident médical (aléa thérapeutique. infection nosocomiale, erreur médicale).

L’échelle d’évaluation des souffrances endurées va de 1/7 à 7/7, de « très légères » à « extrêmement importantes ».
Un niveau 4/7 traduit des souffrances moyennes à assez importantes. La victime a connu une douleur réelle et durable, souvent associée à des hospitalisations répétées, des traitements lourds et plusieurs interventions chirurgicales.

A noter que l’indemnisation des souffrances endurées concernent la période avant consolidation. Après celle-ci, les souffrances s’expriment dans le poste du deficit fonctionnel permanent DFP ou AIPP.

Comment évaluer les souffrances endurées : le cas d’un 4/7

L’évaluation des souffrances endurées repose sur une expertise médicale. Le médecin expert étudie le parcours de soins et les conséquences physiques et psychologiques subies depuis le jour de l’accident.
Plusieurs critères guident cette évaluation :

  1. La durée d’hospitalisation.
    Plus la victime reste hospitalisée, plus les souffrances sont jugées importantes. Une hospitalisation de plusieurs semaines, avec rééducation, traduit souvent un niveau de 4/7.
  2. La nature des interventions chirurgicales.
    Une opération sous anesthésie générale, suivie de douleurs post-opératoires et de pansements douloureux, renforce la gravité des souffrances.
  3. Les traitements antalgiques et la rééducation.
    La prise régulière de médicaments, les séances de kinésithérapie ou la rééducation quotidienne montrent la persistance de la douleur.
  4. L’impact psychologique.
    La peur de la rechute, la fatigue morale et le sentiment de vulnérabilité comptent aussi. Une victime qui perd confiance en son corps, ou craint de revivre l’accident, subit une souffrance morale à part entière.

Une souffrance endurée évaluée à 4/7 correspond donc à un vécu difficile :
– douleurs importantes mais contrôlées par traitement,
– convalescence longue (plusieurs mois),
– gêne persistante dans les gestes du quotidien,
– cicatrices visibles ou séquelles esthétiques modérées,
– moral parfois fragile, mais capable de se rétablir.

L’expertise médicale cherche à traduire tout cela en une notation claire et juste.
L’objectif n’est pas de comparer les douleurs, mais de donner une base objective à l’indemnisation.
Ainsi, un 4/7 signifie que la victime a souffert physiquement et psychologiquement de manière soutenue, sans atteindre les douleurs extrêmes d’un 6 ou 7/7.

Le calcul de l’indemnisation des souffrances endurées 4/7 et le rôle de l’avocat

Une fois le niveau des souffrances fixé, reste à déterminer le montant de l’indemnisation des souffrances endurées 4/7.
Chaque dossier est unique. Les juridictions se basent sur les barèmes d’indemnisation du dommage corporel, qui varient selon les tribunaux et les cours d’appel. Pax exemple le référentiel Mornet. Mais il faut bien préciser que ces barèmes sont simplement à titre indicatif.

En moyenne, des souffrances endurées à 4/7 peut donner lieu à une indemnisation comprise entre 8 000 et 20 000 €, selon le type d’accident, l’âge de la victime et les répercussions dans la vie quotidienne.
Mais attention : ces montants ne sont pas automatiques.
Ils dépendent beaucoup de la négociation avec l’assurance.

C’est ici qu’intervient l’avocat en dommage corporel.
Il joue un rôle essentiel à deux niveaux :

  1. Il analyse le rapport d’expertise médicale.
    Il vérifie si la note de 4/7 correspond vraiment à la réalité vécue. Cela dit, l’évaluation médico-légrale des souffrances endurées s’appuie sur des critères objectives. Ce qu’il est pertinent de vérifier sont les arguments du médecin expert justifiant la cotation des souffrances endurées à 4/7 par exemple.
  2. Il chiffre l’indemnisation.
    Toute le talent de l’avocat s’exprimera dans la négociation avec l’assurance pour ibtenir la meilleurs indemnisation de ce poste de préjudice. Celle-ci doit être cohérente avec la durée des soins, la rééducation, les douleurs persistantes et le retentissement moral.

Sans accompagnement, une victime risque alors d’accepter une offre inférieure à ses droits.
Avec un avocat compétent, elle bénéficie d’une évaluation réaliste et d’une défense équitable.

Pour conclure sur l’indemnisation des souffrances endurées 4/7

Les souffrances endurées 4/7 symbolisent un niveau de douleur significatif, tant physique que moral.
Elles traduisent des soins lourds, des douleurs durables et une période de convalescence marquante.
Leur évaluation exige rigueur et humanité.
Leur indemnisation doit être juste, personnalisée et défendue avec conviction.

Parce qu’au-delà des barèmes et des chiffres, chaque douleur mérite d’être entendue et reconnue.

FAQ – Indemnisation des souffrances endurées 4/7

Une évaluation à 4/7 traduit des souffrances physiques et morales d’intensité moyenne à soutenue. La victime a souvent subi plusieurs hospitalisations, des traitements et chirurgies, avec une convalescence de plusieurs semaines.

L’évaluation repose sur un rapport médical établi par un expert. Il examine la durée d’hospitalisation, la nature des soins, les douleurs, la rééducation et l’impact psychologique. Cette analyse permet d’attribuer une note de 1 à 7.

Les souffrances 4/7 s’accompagnent souvent de douleurs persistantes, d’une gêne dans les gestes quotidiens et d’un retentissement moral modéré. La victime garde parfois des cicatrices et perte partielle de mobilité.

Le calcul d’indemnisation des souffrances endurées prend appui sur des barèmes indicatifs. En moyenne, l’indemnisation d’un 4/7 varie entre 8 000 € et 20 000 €, selon les assurances et tribunaux.

La victime doit constituer un dossier médical complet et faire réaliser une expertise. Ensuite, l’indemnisation peut être négociée avec l’assureur ou fixée par le juge. L’accompagnement d’un avocat permet d’obtenir une évaluation plus juste.

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