L’indemnisation d’une victime d’un accident de trottinette dépend s’il s’agit d’une trottinette électrique ou une trottinette sans moteur.
Victime d’un accident de trottinette : comprendre l’indemnisation du préjudice
La trottinette, électrique ou non, est devenue un moyen de déplacement incontournable. Légère, rapide et écologique, elle séduit toutes les générations. Pourtant, derrière cette apparente liberté se cachent de vrais risques. Les accidents de trottinette se multiplient, parfois avec des conséquences graves.
Une chute, un choc avec une voiture, ou même une glissade sur la chaussée peuvent provoquer des blessures sérieuses. Lorsqu’un accident survient, la victime a droit à une indemnisation selon les cas. Celle-ci, lorsqu’elle est envisageable, vise à réparer l’ensemble des préjudices personnels et matériels.
L’indemnisation d’une victime d’un accident de trottinette dépend du type d’accident. Était-ce une trottinette électrique ? Et donc un véhicule terrestre à moteur au sens de la loi Badinter ? Était-elle utilisée sur la voie publique ou sur un trottoir ? Ces éléments changent tout.
Un avocat en dommage corporel aide à déterminer le régime d’indemnisation applicable. Il accompagne la victime face à l’assureur ou au fonds d’indemnisation (FGAO). Grâce à lui, la victime obtient une réparation juste, adaptée à la gravité de son atteinte.
En pratique, il existe plusieurs régimes : la loi Badinter pour les véhicules terrestres à moteur, la Garantie du conducteur, ou encore la Garantie des accidents de la vie (GAV). Chacun a ses conditions et ses avantages. Comprendre ces différences est essentiel pour ne pas passer à côté d’un droit à indemnisation.
Les accidents de trottinette : chiffres, blessures et séquelles fréquentes
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En France, les accidents de trottinettes électriques ont explosé. Plus de 35 000 accidents ont été recensés en 2024, selon les autorités. Environ un accident sur deux implique un blessé.
Les principales causes ?
Vitesse excessive, absence de casque, la circulation sur la chaussée, et le non-respect du code de la route. Les jeunes actifs sont les plus touchés, mais les seniors ne sont pas épargnés.
Les blessures typiques concernent souvent la tête, les bras et les jambes.
Les fractures du poignet, les traumatismes crâniens et les entorses sont très fréquents.
Les traumatismes faciaux augmentent, notamment chez les utilisateurs sans casque.
Certaines victimes gardent des séquelles durables : douleurs chroniques, cicatrices, perte de mobilité, voire troubles psychologiques après le choc, stress post-traumatique.
Les trottinettes sans moteur causent elles aussi des blessures sérieuses. Un simple déséquilibre peut entraîner une chute brutale. Les enfants sont particulièrement exposés.
Les statistiques montrent également un autre problème : la méconnaissance des règles d’assurance. Beaucoup d’utilisateurs ignorent qu’ils ne sont pas couverts en cas d’accident s’ils n’ont pas souscrit une assurance spécifique. Pourtant, un accident peut coûter cher : soins, arrêts de travail, matériel endommagé…
Ces données rappellent une réalité simple : la trottinette n’est pas un jouet. C’est un moyen de transport qui nécessite prudence, protection et, en cas d’accident, accompagnement juridique.
Procédure d’indemnisation d’une victime d’un accident de trottinette
La procédure d’indemnisation dépend du type de trottinette et des circonstances.
1. Trottinette électrique
La trottinette électrique est considérée comme un véhicule terrestre à moteur (VTM).
Ainsi, la loi Badinter de 1985 s’applique. Si la victime est heurtée par une voiture, un scooter ou une autre trottinette électrique, elle peut bénéficierd’une indemnisation. A condition qu’elle n’ait pas commis de faute.
Si elle est conductrice fautive de la trottinette, elle peut être indemnisée selon la Garantie du conducteur au conditions contractuelles.
Cette garantie couvre ses propres blessures, en cas de faute escluant ou réduisant un droit à indemnisation en lio Badinter.
2. Trottinette sans moteur
La victime d’un accident de trottinette sans moteur perçoit une indemnisation si l’accident implique un véhicule terrestre à moteur. La trottinette sans moteur a le même statut qu’un cycliste ou un piéton. Dans de telles circonstances, son droit à indemnisation est automatique.
Si l’accident a lieu sans tiers, la victime doit se tourner vers la Garantie des accidents de la vie (GAV).
Cette assurance couvre les dommages corporels résultant d’un accident de la vie quotidienne : chute, glissade, collision…
3. Étapes de la procédure
La victime doit :
- déclarer l’accident à l’assureur dans les 5 jours,
- fournir le certificat médical initial,
- rassembler les preuves (témoignages, photos, rapports médicaux),
- subir une expertise médicale pour évaluer les séquelles,
- négocier l’offre d’indemnisation.
En cas de désaccord avec l’assureur, l’aide d’un avocat compétent en dommage corporel devient précieuse. Il vérifie les montants proposés et peut saisir le tribunal si nécessaire.
A retenir concernant l’indemnisation de la victime d’un accident de trottinette
Rouler en trottinette, c’est pratique et amusant, mais cela reste un vrai moyen de transport. En cas d’accident, il ne faut jamais minimiser les blessures ni accepter trop vite une offre d’indemnisation.
Une démarche bien menée, avec l’aide d’un avocat, permet de faire reconnaître ses droits et d’obtenir une réparation complète.
Parce que chaque coup de guidon compte, mieux vaut connaître ses droits avant… que l’accident ne vous les rappelle.
Victime d’un accident de trottinette — FAQ
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