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L’accident de camion contre un piéton met en jeu la loi Badinter. Celle-ci s’applique en effet dès qu’un véhicule terrestre à moteur est impliqué dans un accident.

Le piéton en tant qu’usager vulnérable a par ailleurs un droit à indemnisation automatique.

1. Accident de camion contre un piéton : contexte, chiffres et conséquences

Un accident de camion et piéton est toujours d’une extrême gravité. Le poids du véhicule et sa puissance d’impact provoquent souvent des blessures sévères, voire le décès de la victime. En France, les statistiques montrent que les poids lourds sont impliqués dans une part significative des accidents les plus dramatiques.

Selon les données de la Sécurité routière, environ 5 % des accidents mortels impliquent un camion. Pourtant, ces véhicules ne représentent qu’une faible part du trafic global. Les piétons comptent parmi les victimes les plus vulnérables. Chaque année, plus de 400 piétons perdent la vie sur les routes françaises. Parmi eux, une proportion importante meurt dans des collisions avec des poids lourds ou utilitaires.

Les causes principales sont connues. Il s’agit souvent d’un angle mort, d’une manœuvre de recul, d’un refus de priorité ou d’un manque de visibilité. En milieu urbain, les intersections et passages piétons sont des zones à risque. Sur route, le danger vient surtout des vitesses élevées et du temps de freinage plus long des camions.

Blessures et séquelles du piéton suite à l’accident de camion

Les blessures subies par les piétons sont généralement graves. Les plus fréquentes concernent la tête, les membres inférieurs et le bassin. Fractures ouvertes, traumatismes crâniens, lésions médullaires (paraplégie) hélas courants. Les séquelles peuvent être lourdes : perte de mobilité, troubles neurologiques, douleurs chroniques ou amputation.

Au-delà du corps, les conséquences psychologiques sont majeures. De nombreuses victimes développent un syndrome de stress post-traumatique, des troubles du sommeil ou de la mémoire. La rééducation est longue, parfois à vie. L’impact sur la vie professionnelle et personnelle est considérable.

2. Conditions d’application de la loi Badinter et statut d’usager vulnérable

La loi Badinter du 5 juillet 1985 protège les victimes d’accidents de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur. Elle s’applique evidemment à l’accident de camion contre un piéton. Son objectif est clair : accélérer et faciliter l’indemnisation des victimes.

Pour que la loi s’applique, trois conditions doivent être réunies :

  1. L’accident doit impliquer un véhicule terrestre à moteur (voiture, moto, camion…).
  2. Le véhicule doit être en mouvement ou avoir eu un rôle dans le dommage (il peut donc être à l’arrêt).
  3. La victime doit être tiers à la conduite du véhicule responsable.

Le piéton est considéré comme un usager vulnérable. Cela signifie qu’il bénéficie d’une protection renforcée. En pratique, il est indemnisé intégralement, sauf s’il a commis une faute inexcusable et qu’elle est la cause exclusive de l’accident.
Une faute inexcusable est un comportement volontaire et dangereux, comme se jeter délibérément sous un camion. Ces cas restent rares.

Ainsi, même si le piéton a traversé en dehors d’un passage ou au feu rouge, il garde le droit à une indemnisation totale de son dommage corporel. Les enfants, les personnes âgées et les victimes handicapées bénéficient d’une protection absolue. Aucune faute ne peut leur être opposée.

Loi Badinter et délai d’indemnisation

Cette loi impose également à l’assureur du camion de proposer rapidement une offre d’indemnisation. Le délai maximal est de 8 mois après l’accident s’il n’y a pas de consolidation. Dans ce cas, elle aura un caratère provisionnel.

Après consolidation, la proposition d’indemnisation de l’assurance doit avoir lieu dans les 5 mois. En cas de refus ou de désaccord, la victime peut saisir le tribunal judiciaire avec l’aide d’un avocat en dommage corporel.

3. Déroulement pratique de la procédure d’indemnisation

Après un accident entre un camion et un piéton, la procédure d’indemnisation suit plusieurs étapes précises.
D’abord, la déclaration d’accident. Elle doit être faite à l’assureur du véhicule responsable dans un délai de 5 jours ouvrés. Le piéton ou ses proches peuvent aussi adresser un courrier à l’assurance du camion en précisant les circonstances.

Ensuite, l’assureur ouvre un dossier d’indemnisation. Il adresse un questionnaire Badinter à la victime, demande les pièces médicales, les témoignages, et le procès-verbal de police ou de gendarmerie. Puis, il organise une expertise médicale pour évaluer les blessures et les séquelles.

Expertise médicale et indemnisation définitive du préjudice

L’expertise est une étape clé. Le médecin expert d’assurance examine la victime. Dés qu’il y a consolidation, il est préférable que la victime s’assure le soutien d’un médecin conseil et d’un avocat. Ensemble, ils défendent les droits de la victime et veillent à ce que tous les préjudices soient reconnus.

Après l’expertise qui sera idéalement contradictoire, l’assureur formule une offre d’indemnisation. Elle doit couvrir l’ensemble des préjudices, selon la nomenclature Dintilhac : préjudices physiques, économiques, moraux et professionnels.

L’avocat prépare alors une réclamation indemnitaire du préjudice, qu’il négocie ensuite avec l’assurance du tiers responsable. En cas de désaccord sur le montant, la victime peut saisir le juge. Le tribunal statuera alors sur le montant final de l’indemnisation.

Enfin, une fois la décision rendue ou le protocole transactionnel signé, l’assureur dispose d’un délai de 45 jours pour verser les sommes correspondantes.
Grâce à la loi Badinter, le piéton victime d’un accident de camion bénéficie donc d’un droit à réparation rapide et complet.

FAQ Foire aux questions — Accident de camion contre un piéton

1. La loi Badinter s’applique-t-elle ?

Oui. La loi Badinter (5 juillet 1985) s’applique quand un véhicule terrestre à moteur est impliqué. Elle vise à accélérer l’indemnisation des victimes.

2. Le piéton est-il considéré comme usager vulnérable ?

Oui. Le piéton est un usager vulnérable et bénéficie d’une protection renforcée : il a droit à l’indemnisation automatique de ses préjudices, sauf cas très rares de faute inexcusable exclusive.

3. Quelles blessures et séquelles sont fréquentes ?

Les lésions sont souvent graves : traumatismes crâniens, fractures (membres, bassin), lésions médullaires, amputation, douleurs chroniques et séquelles psychologiques (stress post-traumatique). La rééducation peut durer longtemps.

4. Quel est le déroulement pratique de l’indemnisation ?

Étapes principales :

  • Déclaration à l’assureur du véhicule responsable (dans les 5 jours ouvrés si possible).
  • Ouverture d’un dossier, recueil des pièces, expertise médicale pour évaluer les dommages.
  • Proposition d’indemnisation après expertise (voir délais ci-dessous) ou saisine du tribunal en cas de désaccord.

5. Quels sont les délais à connaître ?

– L’assureur doit proposer une offre rapide : délai maximal de 8 mois après l’accident si pas de consolidation (offre provisionnelle). Après consolidation, l’offre doit suivre dans un délai de 5 mois.
– La déclaration d’accident se fait idéalement dans les 5 jours ouvrés.
– Une fois un accord ou une décision judiciaire signé(e), l’assureur a 45 jours pour verser les sommes.

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