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Être reconnu conducteur responsable d’un accident de la route ne signifie pas perdre tout droit à indemnisation. Cependant, contrairement aux autres victimes protégées par la loi Badinter, le conducteur responsable ne bénéficie d’aucune indemnisation automatique. Sa prise en charge dépend exclusivement des garanties souscrites dans son contrat d’assurance auto : garantie dommages tous accidents pour son véhicule, et garantie corporelle du conducteur pour ses blessures personnelles.

Sans ces garanties optionnelles, le conducteur responsable assume seul l’intégralité des conséquences financières de l’accident — qu’il s’agisse des réparations de son véhicule ou de ses propres préjudices corporels. Dans cet article, nous vous expliquons comment fonctionne l’indemnisation du conducteur responsable, quelles garanties sont indispensables et quelles situations peuvent entraîner une exclusion totale de couverture.

Ce que vous allez découvrir dans cet article :

  1. Pourquoi la responsabilité civile ne suffit pas à vous protéger
  2. Les garanties qui permettent d’être indemnisé malgré la responsabilité
  3. La garantie corporelle du conducteur : une protection essentielle
  4. Le cas de la responsabilité partagée entre conducteurs
  5. Les exclusions qui annulent tout droit à indemnisation

Le principe de base : la responsabilité civile ne vous protège pas

Lorsque vous êtes responsable d’un accident, votre assurance responsabilité civile (obligatoire) prend en charge les dommages causés aux autres. Ainsi, les blessures des victimes, dégâts matériels sur les autres véhicules, etc. Mais elle ne couvre en aucun cas vos propres dommages, qu’ils soient corporels ou matériels.

La loi Badinter du 5 juillet 1985 intervient en cas d’accident de la route impliquant au moins un véhicule terrestre à moteur. La réparation intégrale du préjudice du conducteur ne sera possible que s’il n’a pas commis de faute de nature à réduire ou exclure un droit à indemnisation.

En clair : sans garanties complémentaires dans votre contrat, vous assumez seul les conséquences financières de l’accident sur votre personne et votre véhicule.

Les garanties qui permettent l’indemnisation du conducteur responsable d’un accident

Tout repose sur le niveau de couverture souscrit au moment de l’accident. Deux garanties sont particulièrement déterminantes :

Ces garanties sont optionnelles et nécessitent une souscription. Vérifiez votre contrat dès aujourd’hui.

La garantie corporelle : une protection souvent négligée

C’est l’angle mort de nombreux contrats d’assurance auto. En l’absence de garantie corporelle du conducteur, un conducteur responsable grièvement blessé ne perçoit aucune indemnisation pour ses propres préjudices physiques — perte de revenus, séquelles permanentes, frais de rééducation…

Contrairement aux passagers ou aux piétons, qui bénéficient d’une protection automatique de la loi Badinter, le conducteur responsable n’entre pas dans cette catégorie. La Garantie corporelle du conducteur permet d’obtenir réparation de son préjudice.

Les modalités d’indemnisation du conducteur responsable de l’accident dépendant des conditions contractuelles. Il existe toutes sortes de contrats. Certains proposent une indemnisation en droit commun. Soit l’intgralité des postes de préjudices. Dans la plupart des cas, il existe des plafonds, un seuil d’intervention en fonction du taux d’AIPP. De même, une limitation des postes de préjudices.

Responsabilité partagée : une indemnisation au prorata

Il arrive que la responsabilité d’un accident soit partagée entre les deux conducteurs impliqués — par exemple, lorsqu’une infraction est constatée des deux côtés. Dans ce cas, il y aura une réduction du droit à indemnisation pour le conducteur responsable de l’accident. Le calcul se fera en fonction du taux de responsabilité attribué à chaque conducteur par les assureurs.

Ainsi, un conducteur reconnu responsable à 50 % obtiendra une indemnisation à hauteur de 50 % de ses dommages.

Les exclusions qui peuvent tout annuler

Certaines situations entraînent l’exclusion totale du droit à indemnisation du conducteur responsable de l’accident. Et ceci est vrai, même si vous avez souscrit un Garantie corporelle du conducteur. Les cas les plus fréquents sont :

En présence de l’une de ces circonstances, l’assureur est en droit de refuser de prendre en charge le préjudice de la victime. Y compris pour les dommages matériels.

Ce qu’il faut retenir sur l’indemnisation du conducteur responsable d’un accident

L’indemnisation du conducteur responsable d’un accident n’est pas automatique comme pour un usager vulnérable. Elle dépend entièrement des garanties souscrites dans votre contrat d’assurance auto. Pour avoir une protection correste, nous recommandons de :

  • Opter pour une formule tous risques si la valeur de votre véhicule le justifie
  • Vérifier la présence d’une Garantie corporelle du conducteur dans votre contrat
  • Relire les exclusions de votre police d’assurance pour éviter les mauvaises surprises

En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre assureur ou à un professionnel du droit pour adapter votre couverture à votre situation.

Questions fréquentes sur l’indemnisation du conducteur responsable

Un conducteur responsable peut-il être indemnisé après un accident ?

Oui, mais uniquement s’il a souscrit des garanties spécifiques dans son contrat d’assurance auto. La responsabilité civile obligatoire ne couvre que les dommages causés aux tiers. Pour être indemnisé de ses propres dommages, le conducteur responsable doit disposer d’une garantie dommages tous accidents (tous risques) et/ou d’une garantie corporelle du conducteur.

Quelle garantie couvre les blessures du conducteur responsable ?

La garantie corporelle du conducteur est la seule protection qui couvre les blessures personnelles du conducteur en cas d’accident responsable. Elle prend en charge les frais médicaux, l’incapacité temporaire ou permanente, et parfois le décès. Sans elle, le conducteur responsable ne perçoit aucune indemnisation pour ses préjudices corporels.

La loi Badinter protège-t-elle le conducteur responsable ?

Non. La loi Badinter du 5 juillet 1985 protège les victimes d’accidents de la route : piétons, cyclistes, passagers et conducteurs non responsables. Le conducteur reconnu responsable est explicitement exclu de ce dispositif. Il ne peut donc pas se prévaloir de cette loi pour obtenir une indemnisation automatique.

Que se passe-t-il si la responsabilité est partagée entre les deux conducteurs ?

En cas de responsabilité partagée, l’indemnisation est proportionnelle au taux de responsabilité retenu par les assureurs. Par exemple, un conducteur reconnu responsable à 50 % ne sera indemnisé qu’à hauteur de 50 % de ses dommages, sous réserve de disposer des garanties adaptées dans son contrat.

Quelles sont les situations qui excluent toute indemnisation pour le conducteur responsable ?

Plusieurs situations entraînent la perte totale du droit à indemnisation : conduire sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, conduire sans permis valide, ou utiliser le véhicule à des fins non prévues au contrat (usage professionnel non déclaré par exemple). Dans ces cas, l’assureur peut légitimement refuser toute prise en charge.

Quelle différence entre une assurance au tiers et une assurance tous risques pour le conducteur responsable ?

Une assurance au tiers (responsabilité civile) couvre uniquement les dommages causés aux autres. En cas d’accident responsable, le conducteur ne perçoit rien pour son propre véhicule ni pour ses blessures. Une assurance tous risques inclut en plus la garantie dommages tous accidents, qui couvre les dégâts matériels sur son propre véhicule. La garantie corporelle reste toutefois une option à souscrire séparément dans la plupart des contrats.

Délai indemnisation de l’ONIAM

Le délai d’indemnisation de l’ONIAM suppose au préalable la saisine de la CCI-CRCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisaiton des accidents médicaux). Il existe des critères d’élligibilité pour le Commission CCI-CRCI accepte le dossier. Par la suite, une expertise médicale est nécessaire pour l’évaluation des séquelles permanentes. La Commission statuera sur les conclusions du rapport d’expertise […]

Provision suffisante lors d’un accident de la route

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